Market Risk Report – Novembre 2018

Market Risk report du mois de novembre : Tremblement de terre.

Encore un mois de progression des rendements du marché obligataire, continuant à mettre la pression sur l’évaluation des actions. Les bons du trésor américain 3 mois (un des actifs les moins risqués du marché) affichaient des rendements plus élevés que l’inflation américaine, ce, pour la première fois depuis 2007.  Pendant cette période transitoire, les investisseurs  du marché monétaire ont-été pénalisés annuellement de 1,5 à 2% par l’inflation.

Aujourd’hui, à nouveau, investir dans le cash en dollars génère un rendement positif réel.

Cela poursuit notre thématique du passage du QE au QT;  Le but du QE était d’éloigner les investisseurs des actifs sans risque (en réduisant leur rendement et donc, en les rendant moins attractif) vers des actifs plus risqués. Le QT, par définition, devrait faire l’inverse. Avec l’augmentation du QT, nous devrions voir les actifs les plus risqués (les sociétés avec une forte croissance, mais réalisant des pertes) se céder le plus. Il devrait y avoir un mouvement des investisseurs des actions « high growth » vers les actions « value » (inversion d’une tendance longue de plusieurs années) pour finir par s’intéresser par les actifs non risqués. Nous avons aperçu le début de ce processus pendant le mois d’octobre, mais les plaques tectoniques du QT devraient continuer de dériver, occasionnant quelques tremblements de terre.

 

L’ESMA met à jour les consignes sur les méthodes de stress-test pour les fonds monétaires (MMF).

Suite à la première version des préconisations de calculs publiées par l’ESMA, relative aux fonds monétaires, le superviseur européen a proposé une mise à jour sur la manière dont les MMFs doivent conduire et encadrer leurs procédures internes de stress-testing, ainsi que d’autres nécessités réglementaires.

Cette mise à jour complète les dernières consignes sur les stress-tests comme outils de gestion de risques et comme nécessité réglementaire pour les MMFs. La réglementation leur demande donc de mettre en place des procédures de stress-testing fiables, qui reproduisent des évènements probables ou des changements futurs des conditions économiques qui pourraient avoir des effets négatifs sur les investisseurs.

D’après l’ESMA, ces lignes directrices seront étudiées, révisées et mises à jour annuellement, ce qui va demander des ressources, du temps et de ce fait créer des coûts supplémentaires pour les sociétés de gestion pour se tenir au fait de l’actualité réglementaire.

Chez Rsquare, nous avons développé une solution pour permettre aux sociétés de gestion de satisfaire les recommandations de l’ESMA pour les fonds monétaires.

Contactez-nous pour de plus amples informations au 09 72 55 31 45 ou par e-mail à l’adresse info@rsquare.fr afin de maîtriser vos coûts et gagner du temps, tout en restant au fait des nouveautés de la réglementation.

Market Risk Report – Octobre 2018

Market Risk report du mois d’octobre : 3%.

Nous nous étions permis de donner un avant goût des évènements à venir dans une publication précédente (car il y avait eu suffisamment d’évènements « post-clôtures de bilan ») et nous allons renouveler l’expérience. Suite à une combinaison de phénomènes techniques (la fin, mi-septembre, d’un abattement fiscal donnant ainsi lieu à des achats de titres du Trésor), le déclenchement de la manœuvre inverse au QE, et des données macroéconomiques (avec la sortie du rapport sur le marché de l’emploi américain d’octobre), les taux des obligations américaines ont explosé. Bien que les obligations 10 ans attirent le plus l’attention, nous pensons qu’elles encapsulent à la fois la pression des taux courts et le risque de récession à plus long terme, avec une impossibilité de scinder ces deux sources de risques. Pour nous, les obligations 2ans sont une meilleure mesure du « taux sans risque ».
L’intérêt du QE était de sortir l’argent des actifs sans risques (en réduisant leurs rendements afin de les rendre moins intéressants) pour le réinjecter dans des actifs plus risqués. Le QT (Quantitative Tightening) , par définition, devrait donc faire l’inverse. Comme les Etats-Unis ont déjà amorcé la transition du QE au QT, il n’est pas étonnant que les actifs sans risque deviennent de plus en plus attractifs. Un taux sans risque de 3% peut devenir séduisant. Ce qui est intéressant, c’est que nous n’avons pas encore aperçu l’effet inverse : la perte d’attractivité des actifs risqués (et donc la chute de leur prix). Avec l’avancée du QT, nous devrions voir les actifs risqués (forte croissance, sociétés déficitaires) être liquidé de plus en plus.
Une deuxième énigme : l’écart entre les rendements des obligations 2 ans américaines et allemandes est à son plus haut niveau depuis 1989, suite à la sortie du QE initiée par les US. Depuis la fin des années 1990, dès que l’écart a atteint plus de 2%, les marchés actions ont, par la suite, été liquidés. Inversement, dès que cet écart s’est retourné, les marchés actions se sont renforcés. Mais cet axiome nous indique que nous sommes déjà en retard de 2 ans pour une baisse du marché des actions, malgré que l’écart soit désormais à plus de 3.4%. A méditer.

 

Market Risk Report – Septembre 2018

Market Risk report du mois de Septembre : Sugar Rush.

L’économie américaine a vécu une hausse au second trimestre, terminant à 4,2%, accrue par la réforme fiscale de Trump . Il y a un énorme risque, à nos yeux, que les Etats-Unis soient sous un effet d’« hyperglycémie » : ils sont stimulés alors que leurs capacités de production s’amoindrissent. Le S&P500  a atteint un niveau historique, porté principalement par les « FANG » (Facebook, Apple, Netflix and  Google/Alphabet). La performance de ce segment de marché a été exceptionnelle, créant ainsi un danger de surévaluation (accentuée par le fort impact des fonds indiciels). Il n’y a pas si longtemps que ça, les BRICs (Brésil, Russie, Inde et Chine) étaient les grands vainqueurs des marchés actions fluctuants. Il y a toujours un risque de concentration; Pouvez-vous imaginez un monde dans lequel un investisseur commencerait à perdre de l’argent en investissement sur Apple ou Amazon?

 

J-30 avant les AM Tech Day

Dans un mois nous serons présent à la 9ème édition des AM Tech Day. 

Retrouvez nous au stand Rsquare, notre équipe sera ravie de vous présenter notre solution de suivi des risques.

Market Risk Report – Août 2018

Market Risk report du mois de Août : Imbalanced.

Nous attirions l’attention de nos lecteurs dès le mois dernier des risques potentiels entrainés par le débouclage des opérations de « carry trade ». Depuis, la Turquie nous a montré quels impacts pouvaient avoir des déséquilibres inter-monnaies. Pour mémoire, comme la croissance économique et les politiques de taux d’intérêt continuent de diverger entre Etats-Unis et zone Euro (et le Japon), les spreads de taux se sont élargis, encourageant les opérations de portage non-hedgés, soutenus par un dollar qui s’est repris face à l’euro durant la plupart de l’ année. Ce processus peut, en soi, encore plus renforcer le dollar. Mais, au final, quand les échanges sont trop nombreux et/ou que le spread se rétrécit, la situation peut s’inverser. De la même manière, lorsque vous empruntez en monnaie étrangère et que votre monnaie s’affaiblit, les problèmes peuvent arriver …

Nous avons souvent été interrogé sur quel pouvait être le catalyseur de la prochaine crise. Notre réponse est que le plus important n’est pas d’identifier ces catalyseurs (jamais évidents, même avec du recul), mais d’analyser le niveau de stress des marchés. Par exemple la bulle technologique 1999/2000 n’a pas vraiment eu de catalyseur, alors que nous assistions à des tensions sur les valorisations des actifs.
Nous observons aujourd’hui de fortes tensions du fait de l’excédent budgétaire de l’Allemagne/Pays-Bas accompagné de déficits conséquents partout ailleurs. De la même manière, le rapport dette gouvernementale/PIB de beaucoup de pays, pourraient, sous un fort stress devenir insoutenables. Dans ce dernier groupe, pourrait-être, étonnamment, inclut les Etats-Unis selon le FMI. Qui se charge de prévenir Donald Trump ?

7ème édition Fin&Tech Community

Si vous avez manqué le début.. Retour sur la labellisation Finance Innovation 🏆. Vous ne connaissez pas encore Rsquare? 

↳ Suivez la vidéo de présentation de Christophe Pessault, Directeur Général Rsquare. 

« Notre solution permet de répondre aux exigences réglementaires et au-delà permet le déploiement d’un processus de gestion des risques efficace. Notre ambition est de redonner au gestionnaire de risque sa fonction première qui est l’analyse et non la production de rapports.

Labellisation Finance Innovation

L’équipe Rsquare est fier de vous annoncer que nous avons obtenu le label Finance Innovation.

Bravo également aux labellisés de la filière gestion d’actifs.

Sponsor Fin&Tech Community

Le 27 Juin 2018, Rsquare sera  présent au Palais Brongniart lors de la 7ème édition de la Fin&Tech Community.

Pour plus d’information concernant l’agenda de la journée, consultez le lien ci-dessous.

Market Risk Report – Juin 2018

Market Risk report du mois de juin: Calmer Waters.

We’ve now seen two mini-crises this year: the inverse VIX meltdown in February, and more recently the Italian potential-euro-exit last month. We make two observations: first, in both cases real negative news actually negatively impacted asset prices, as it should, but didn’t in 2017. We take this as positive. Second, the impact was remarkably contained: in the first case almost entirely to equities, and in the second to Italian bonds and equities, and to a lesser extent the euro. What we haven’t seen this year, in fact haven’t seen since late 2015, is a broad-based sell-off, despite several potential causes (trade war, North Korea). We are a little more concerned by this: markets seem slightly too complacent to us.

As eurozone PMI’s and GDP estimates have eased recently, we could also expect a slower exit from QE by the ECB, which should remain supportive of asset prices. The US economy remains strong though, so we might expect to see increasing divergence in inflation and bond yields, and possibly an even stronger dollar. But overall we see less reason to expect higher volatility in the next month or so.