Market Risk Report – Octobre 2018

Market Risk report du mois d’octobre : 3%.

Nous nous étions permis de donner un avant goût des évènements à venir dans une publication précédente (car il y avait eu suffisamment d’évènements « post-clôtures de bilan ») et nous allons renouveler l’expérience. Suite à une combinaison de phénomènes techniques (la fin, mi-septembre, d’un abattement fiscal donnant ainsi lieu à des achats de titres du Trésor), le déclenchement de la manœuvre inverse au QE, et des données macroéconomiques (avec la sortie du rapport sur le marché de l’emploi américain d’octobre), les taux des obligations américaines ont explosé. Bien que les obligations 10 ans attirent le plus l’attention, nous pensons qu’elles encapsulent à la fois la pression des taux courts et le risque de récession à plus long terme, avec une impossibilité de scinder ces deux sources de risques. Pour nous, les obligations 2ans sont une meilleure mesure du « taux sans risque ».
L’intérêt du QE était de sortir l’argent des actifs sans risques (en réduisant leurs rendements afin de les rendre moins intéressants) pour le réinjecter dans des actifs plus risqués. Le QT (Quantitative Tightening) , par définition, devrait donc faire l’inverse. Comme les Etats-Unis ont déjà amorcé la transition du QE au QT, il n’est pas étonnant que les actifs sans risque deviennent de plus en plus attractifs. Un taux sans risque de 3% peut devenir séduisant. Ce qui est intéressant, c’est que nous n’avons pas encore aperçu l’effet inverse : la perte d’attractivité des actifs risqués (et donc la chute de leur prix). Avec l’avancée du QT, nous devrions voir les actifs risqués (forte croissance, sociétés déficitaires) être liquidé de plus en plus.
Une deuxième énigme : l’écart entre les rendements des obligations 2 ans américaines et allemandes est à son plus haut niveau depuis 1989, suite à la sortie du QE initiée par les US. Depuis la fin des années 1990, dès que l’écart a atteint plus de 2%, les marchés actions ont, par la suite, été liquidés. Inversement, dès que cet écart s’est retourné, les marchés actions se sont renforcés. Mais cet axiome nous indique que nous sommes déjà en retard de 2 ans pour une baisse du marché des actions, malgré que l’écart soit désormais à plus de 3.4%. A méditer.

 
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